Évoluer dans le cyclisme professionnel ne signifie pas automatiquement faire carrière sur la selle, guidon en mains ! Une équipe de coureurs est composée d’une multitude de métiers de l’ombre, indispensables pour que le futur champion puisse monter sur le podium. Lance Armstrong, Laurent Jalabert, Eddy Merckx et Jacques Anquetil… toutes ces légendes du cyclisme ne se sont pas faites toute seules ! Voyons en détail ces métiers qui participent à la performance des coureurs cyclistes professionnels et les mènent en haut du classement.
Le manager général
Le manager général est le chef d’orchestre de l’équipe cycliste. Il suit l’évolution de ses coureurs pros sur le plan sportif de très près, du début de saison jusqu’au dernier coup de pédale ! Mais ce n’est pas le seul rôle qu’il joue. Il est responsable du reste du staff et gère les relations des membres avec leurs équipiers, mais aussi de l’équipe elle-même avec les sponsors. Enfin, c’est lui qui est responsable du recrutement des coureurs cyclistes professionnels de son équipe. Vous l’aurez compris, le manager général dans le cyclisme pro a une grosse charge de travail et beaucoup de poids sur les épaules !
Comment devenir manager général dans le vélo ?
Le métier de manager sportif compte parmi les favoris des amateurs qui rêvent d’être au plus près des championnats et des courses. Si, vous aussi, vous êtes passionné de sport cycliste et envisagez de faire carrière dans le management, vous pouvez vous tourner vers une école de management du sport. Elle vous permettra d’acquérir de solides connaissances dans :
- l’industrie du sport et précisément le cyclisme français ;
- le domaine juridique ;
- la communication ;
- le marketing.
Quelles sont les qualités d’un bon manager général dans le cyclisme ?
Le manager général d’une équipe cycliste professionnelle se doit d’être rigoureux et organisé. De plus, il doit impérativement être à l’écoute des autres membres du staff afin de faciliter les relations au sein de l’équipe. Enfin, le manager général dans le cyclisme doit montrer un bon leadership et une grande aisance relationnelle.
Le directeur sportif
Le directeur sportif est l’un des encadrants de l’équipe de cyclisme. Comme le manager, il constitue l’un des piliers de l’organisation. Il permet aux coureurs de réaliser de bonnes performances sur les courses cyclistes et ainsi d’étoffer leur palmarès. Durant la compétition, il est installé dans une voiture et guide, à l’aide d’une oreillette, le cycliste. Championnats de France, Championnats du monde, UCI World Tour, Tour des Flandres, Tour de France ou Tour d’Italie, il est chargé d’établir une stratégie de course pour chacun de ces challenges et de l’adapter en fonction des aléas qui peuvent survenir. Enfin, plus concrètement, il est chargé de ravitailler le cycliste en eau ou en nourriture durant la course.
Le cursus pour devenir directeur sportif
Il est possible d’accéder au poste de directeur sportif dans le milieu du cyclisme sur route en obtenant le DEJEPS (Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et du Sport) mention “cyclisme traditionnel” avec une spécialisation ”performance sportive”.
Les qualités d’un directeur sportif dans le cyclisme
Avec ce poste multitâche, le directeur sportif doit posséder une grande transversalité dans ses compétences. Comme le manager, il doit être organisé et montrer une rigueur de tous les instants, tout en étant vif et à l’écoute.

Le métier de directeur sportif cyclisme
L’entraîneur cycliste
L’entraîneur dans le cyclisme est chargé d’établir les programmes de préparation afin que les sportifs soient prêts pour chacun des événements qui jalonnent la saison cycliste. S’il existe des entraîneurs pour les équipes pros, un coureur cycliste professionnel peut également disposer d’un entraîneur personnel. Par ailleurs, il n’est pas rare que le coach cycliste soit également préparateur physique et mental. Il est alors chargé de mettre le coureur pro dans de bonnes conditions avant de disputer une course pour espérer le voir sortir vainqueur !
Devenir entraîneur cycliste
Votre carrière d’entraîneur cycliste débute par l’obtention du BPJEPS spécialité “éducateur sportif” mention “activités du cyclisme”. Cette formation couvre tous les aspects du métier d’entraîneur cycliste, comme :
- la planification de séances d’entraînement pour les athlètes ;
- l’animation de groupes ;
- la sécurité des pratiquants ;
- la gestion des activités cyclistes au sein des équipes professionnelles.
Ce cursus vise à développer les compétences techniques nécessaires dans le domaine du cyclisme, qu’il s’agisse de vélo de route ou de VTT. De plus, il permet d’acquérir les bases fondamentales de la pédagogie et de la psychologie du sport à appliquer durant les entraînements et en dehors.
Les qualités d’un bon entraîneur dans le cyclisme
Si la capacité à coacher et à motiver sont des talents essentiels, ils ne suffisent pas à faire un bon entraîneur ! Ce dernier doit également démontrer une grande adaptabilité, afin de préparer des programmes d’entraînement flexibles qui correspondent aux types de compétitions disputées et à l’état physique et mental du coureur à l’instant T. Enfin, il doit manifester un bon leadership pour obtenir le respect des coureurs et les motiver à se dépasser pour remporter le trophée.

Un entraineur de vélo lors d’un championnat du monde
L’ostéopathe du sport
Les ostéopathes sportifs sont chargés de la santé physique et mentale des athlètes. Ce métier paramédical est destiné à restaurer l’équilibre dans la mécanique complexe qu’est le corps humain. Notez qu’une approche spécifique de l’ostéopathie est requise en fonction du type de sport pratiqué. En l’occurrence, pour le cyclisme, le professionnel doit savoir gérer les incidents les plus courants qui peuvent affecter le dos, les genoux ou encore les pieds des athlètes après une course cycliste.
Devenir ostéopathe dans le cyclisme
Les ostéopathes du sport constituent une branche à part entière de l’ostéopathie. Il convient, dans un premier temps, de suivre une formation adaptée et agréée par L’État. La spécialisation dans le domaine sportif vient ensuite, en suivant différents stages dans le monde du cyclisme.
Les qualités d’un bon ostéopathe
Outre ses connaissances du corps humain, l’ostéopathe doit être à l’aise avec le contact physique. De plus, il doit être à l’écoute pour mieux comprendre le ressenti du coureur et ses éventuelles douleurs. L’ostéopathe est souvent amené à travailler en collaboration avec d’autres professionnels de la santé. Il doit ainsi respecter l’avis de ces autres experts, afin que le sportif puisse bénéficier de soins optimaux tout au long de sa saison de cyclisme.
Le mécanicien ou technicien cycle
Pour remporter la victoire, le coureur professionnel doit être au top de sa forme, mais le vélo aussi ! Ainsi, les équipes de coureurs professionnels ne peuvent être au complet sans les mécaniciens. Utiles avant la course pour préparer les deux-roues, ils le sont tout autant durant la performance du cycliste. En cas de crevaison ou de problème technique, ils doivent pouvoir offrir une assistance instantanée. C’est pour cette raison qu’ils sont installés dans la voiture aux côtés des directeurs sportifs, à une courte distance du peloton dans lequel se trouve l’athlète.
Devenir mécanicien cycle à un niveau professionnel
Le diplôme de technicien cycle vous permet d’accéder au métier de mécanicien vélo. Cependant, pour intégrer une équipe cycliste professionnelle, il est généralement indispensable de justifier de plusieurs années d’expérience dans le domaine de la réparation de cycles, de VTT ou encore de bicyclettes.
Les qualités requises pour être mécanicien cycle sur les courses professionnelles
En plus de connaître parfaitement les vélos et leurs spécificités techniques, le mécanicien doit être précis, efficace et habile. Il doit faire preuve de sang-froid afin de pouvoir travailler dans l’urgence, en cas de panne technique durant une course ou une étape de la grande boucle, par exemple. Enfin, il doit montrer une bonne adaptabilité, puisqu’il doit se conformer aux besoins et aux exigences de chacun des coureurs de l’équipe.

Mécanicien d’une équipe de cyclisme
Le community manager dans le cyclisme
Le community manager désigne le gardien de l’image de l’équipe cycliste professionnelle. À travers les réseaux sociaux, le CM doit promouvoir les coéquipiers auprès du grand public par des publications régulières. Il est également chargé de répondre aux commentaires afin de faire vivre la communauté qui entoure les coureurs. En d’autres termes, le community manager met son expertise du Web au service de l’équipe cycliste professionnelle pour la faire exister aux yeux du reste du monde, qu’il s’agisse des passionnés de cyclisme ou des professionnels.
Devenir Community manager sportif
Pour devenir community manager dans une équipe professionnelle de cyclisme, il faut tout d’abord suivre une formation générale dans le community management. Elle permet d’acquérir les connaissances nécessaires des outils du Web, mais aussi de :
- savoir développer une présence sur les différents médias à travers des publications valorisantes pour les équipes cyclistes professionnelles ;
- maîtriser les bases du marketing digital ;
- savoir répondre aux commentaires positifs comme négatifs sur les réseaux.
Les qualités requises pour être community manager
Un bon community manager doit avant tout être passionné de numérique. Il doit constamment se renseigner sur l’évolution de ce domaine et n’aura jamais fini d’apprendre ! Ainsi, il doit se montrer curieux et flexible. En outre, il doit avoir le goût du contact et l’esprit d’équipe.
Vous avez maintenant d’autres pistes pour écrire l’Histoire du cyclisme professionnel sans porter le maillot et le cuissard ! Manager, entraîneur, ostéopathe, mécanicien cycle : tous ces métiers du cyclisme permettent de maximiser les chances de victoires. Et si, vous aussi, vous rejoigniez un jour l’une des équipes de cyclisme français du Tour de France que sont Cofidis, Groupama-FDJ ou encore Décathlon AG2R La Mondiale ?






















