Nombreux sont les acteurs à constater de façon empirique le formidable dynamisme du secteur du vélo. Sachez cependant qu’il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit : c’est un fait facilement quantifiable et repris de nombreuses fois dans des articles économiques, oui, le vélo a la cote ! À quoi cela est-il dû ? Comme souvent dans le domaine commercial, c’est un ensemble de variables qui aboutit à ce bel essor. Parmi elles, nous pouvons notamment citer les enjeux environnementaux qui font préférer à de nombreux usagers de la route l’utilisation du vélo plutôt que celui de la voiture. On peut également mentionner la facilité d’utilisation, le prix du carburant, le désengorgement des villes… En bref, ce mode de transport comprend de nombreux avantages non seulement pour la santé, la tranquillité d’esprit et le portefeuille des usagers, mais aussi pour les pouvoirs publics qui le voient d’un très bon œil. Les politiques publiques vont donc soutenir activement cette dynamique en aidant à développer le secteur du vélo. Cela peut passer par des subventions pour l’achat de vélo, par des investissements dans des infrastructures cyclables ou bien par des campagnes de promotion. Nous nous intéresserons donc aujourd’hui à l’impact des politiques publiques sur l’emploi dans le secteur du vélo. Quelles sont-elles ? Quels sont les bénéfices qu’en tire le public ?
L’impact des politiques publiques sur l’emploi dans le secteur du vélo : subventions, incitation, investissements…
De quels moyens disposent les pouvoirs publics pour investir dans le secteur du vélo ?
Vous vous en doutez, les pouvoirs publics ont une marge de manœuvre très large lorsqu’il s’agit de promouvoir un secteur. Il peut s’agir de mesures directes, indirectes, de simple lobbying… Ces décisions s’inscrivent généralement dans des plans plus globaux ayant un objectif de long terme. Elles peuvent être appliquées à un niveau national ou bien plus local (départemental, territorial…). Ainsi, n’hésitez pas à vous pencher sur la politique de votre ville ou de votre village pour voir quelles sont les propositions en matière de vélo. Plusieurs collectivités autorisent par exemple leurs citoyens à bénéficier d’un soutien financier pour l’achat d’un vélo électrique. Au niveau national, l’État a mis en place le Bonus vélo, une offre vous permettant d’obtenir une aide financière pour l’achat de plusieurs types de vélos : vélo classique (non électrique), vélo électrique, vélo cargo, vélo pliant, vélo pour personnes en situation de handicap, remorque électrique… Il y a de quoi faire !
Existe aussi la possibilité de réduire les impôts pour les employeurs qui encouragent leurs employés à utiliser le vélo pour leurs trajets domicile travail ou bien des subventions pour les projets de mobilité durable. Vous l’aurez compris, l’État est favorable à l’utilisation généralisée du vélo et encourage de nombreux acteurs dans ce sens, qu’il s’agisse d’entreprise ou bien de particuliers. L’achat ou la location d’un vélo (notamment électrique) pouvant être hors d’atteinte de certains budgets, les pouvoirs publics ont décidé de mettre en place des leviers économiques pour démocratiser au maximum l’utilisation de ce mode de transport.

Mobilité durable : prochainement des bornes de recharge pour les vélos électriques ?
Les infrastructures cyclables : pistes cyclables, stationnement des vélos…
Encourager l’achat et ou la location de vélo est une très bonne chose, mais qu’en est-il de leur utilisation concrète dans l’espace public ? Car, soyons francs, il est tout à fait normal de renoncer à quelque chose si son utilisation devient trop contraignante, voire dangereuse. Pour pallier cela, les pouvoirs publics ont également décidé d’investir dans des commodités pour simplifier au maximum les déplacements des cyclistes et encourager un recours plus régulier à ce mode de transport. Cela passe notamment par la construction de pistes cyclables, ces portions de route délimitées permettant aux cyclistes et aux automobilistes de circuler sans se gêner. Celles-ci jouent un rôle clé dans les politiques cyclables. On peut également mentionner les stationnements pour vélo et les centres de réparation. Toutes ces mesures créent un environnement favorable pour les amateurs de vélo qui hésiteront donc de moins en moins à troquer la voiture contre leur cycle. En plus de cela, ces investissements sont de véritables moteurs pour l’emploi, une donnée que nous étudierons un peu plus tard dans cet article.
Des programmes de sensibilisation et de promotion
Vous avez certainement déjà vu passer une publicité gouvernementale ou locale, que ce soit à la télévision, sur internet ou pendant que vous écoutiez de la musique. Ces petits messages officiels ont pour but de faire passer un message à l’ensemble de la population : arrêter de fumer, penser à limiter sa consommation d’électricité, limiter sa consommation d’eau, faire du sport… et prendre le vélo pour se rendre au travail. On retrouve également des programmes de sensibilisation au sein des écoles, des campagnes plus globales de sensibilisation sur les avantages du vélo, des semaines sur les mobilités durables, des journées sans voiture… Ces initiatives sont souvent le fruit d’une action combinée entre des acteurs publics et privés. Elles permettent de présenter à tout un chacun les possibilités qui sont à sa portée et de l’encourager à privilégier le vélo aussi bien en tant que loisir qu’en tant que moyen de transport quotidien.

Une piste cyclable bien représentée au sol
L’impact des politiques publiques sur l’emploi dans le secteur du vélo
Un impact aussi bien direct qu’indirect
Notre site s’appelle EMPLOIVÉLO, il est donc tout naturel que nous nous intéressions prioritairement à l’impact de ces politiques sur le domaine de l’emploi. Vous ne serez certainement pas surpris de constater que ces politiques ont un impact favorable dans ce domaine. Elles stimulent en effet de nombreuses composantes de ce secteur : avec l’accroissement de la demande, l’incitation à l’achat et les subventions, les fabricants voient leur clientèle potentielle augmenter. Naturellement, qui dit augmentation de la demande dit augmentation du volume de production, avec à la clé des créations de postes.
Autre avantage majeur : la France étant un pays ayant une forte culture liée au vélo, les politiques publiques vont également chercher à relocaliser des usines de production de vélo. Une formidable initiative qu’il est bon de saluer.
Outre la conception et la fabrication, divers pans économiques liés à la vie du vélo
Comme nous le disions précédemment, cette fièvre de fabrication est induite par une demande accrue de la part des consommateurs. Les magasins spécialisés dans le domaine du vélo ont donc la possibilité de se multiplier afin de répondre à une clientèle variée : plutôt vélo électrique, vélo classique, vélo de ville, vélo cargo, accessoires divers et variés… La vie économique du vélo ne se limite pas à sa conception et à son achat : comme tous les cyclistes le savent, la vie d’un vélo passe par de nombreuses étapes, notamment des étapes de réparation inévitables qui permettent d’augmenter la vie de son vélo et d’en profiter le plus longtemps possible, dans des conditions optimales.
Conception, fabrication, réparation… et innovation !
En plus de tous ces aspects, les politiques publiques vont également encourager les entreprises proposant des solutions innovantes en lien avec le secteur du vélo. Conception de vélos électriques, systèmes de partage de vélos, applications de mobilité, utilisation de l’IA, composants innovants, composants totalement écologiques… La modernité permet de réaliser bien des choses, et les pouvoirs publics n’hésitent pas à encourager les entrepreneurs pouvant proposer des concepts intéressants pour la mobilité.

Chaine d’assemblage de vélo
Qu’en est-il des impacts indirects sur l’emploi ?
Le tourisme à vélo, une idée brillante !
Nous avons cité jusqu’à présent les impacts directs sur l’emploi : augmentation de la demande, augmentation des lignes de production, augmentation des ventes, augmentation des emplois… Bref, une croissance positive un peu partout que l’on peut aisément constater. Ces politiques publiques ont cependant un impact indirect dans d’autres domaines. On peut par exemple citer le tourisme, qui a vu apparaître le néologisme cyclotourisme. De fait, nombreuses sont les régions à investir dans des structures cyclables pour attirer un public particulier sensible au tourisme à vélo. Cela a un impact en chaîne très positif sur le domaine de l’hôtellerie, de la restauration, des services de location…
Le vélo et la santé, une belle histoire d’amour
Enfin, nous pouvons aussi mentionner le secteur de la santé publique. Surprenant ? Pas tant que cela. Vous le savez, nous vivons à une époque où la sédentarité est de mise, et pas uniquement pour nos lieux d’habitation et de production. Nous bougeons peu, souvent assis devant un ordinateur. Si la vie contemporaine offre d’indéniables avantages comme l’eau courante, l’électricité, de la nourriture à portée de main et une médecine très qualitative, nous restons globalement très occupés dans notre quotidien : courses, enfants, travail, administration, pépins de la vie courante… Bien souvent, le sport est la première chose que nous mettons entre parenthèses au milieu de ce quotidien très intense. Le vélo vient apporter une solution toute trouvée : il vous permet de faire du sport tout en vous rendant aux divers endroits qui composent votre quotidien comme le travail, le supermarché, l’école de vos enfants… Faire du vélo permet d’augmenter son endurance, son équilibre, de renforcer ses muscles et son cardio, d’être moins stressé au quotidien…
Vous l’aurez compris, le vélo est très positif pour la société, une chose que les pouvoirs publics ont bien comprise !

Le vélo est très positif pour la société



















