Bien que le vélo soit une invention française, ce n’est que récemment que notre population a véritablement renoué avec ce moyen de transport non polluant. Ces retrouvailles ont été facilitées par la mise en place de politiques urbaines, notamment la piste cyclable, la surpopulation de voitures dans les villes, l’envie de faire plus d’activité physique, l’augmentation du prix de l’essence… Les raisons sont nombreuses et toutes valides, et le résultat est très positif ! Cette dynamique offre un terrain fertile pour les entrepreneurs souhaitant se lancer dans cette industrie en pleine expansion. Vous êtes passionné par le monde du cycle et vous souhaitez en faire votre métier ? Les opportunités sont variées : vente, réparation, conception, location… Quel que soit votre profil, si vous avez véritablement la fibre entrepreneuriale, une formidable aventure est potentiellement au-devant de vous. Bien sûr, (hélas !) la passion seule ne suffit pas. Comme pour toute création d’entreprise, il est nécessaire de mûrement réfléchir son projet. Étude de marché, recherche de financement, démarches administratives… Découvrez notre nouvel article intitulé créer son entreprise dans le secteur du vélo : conseils et ressources !
Bien se préparer grâce à l’étude de marché
Une bonne analyse du marché du vélo : un outil indispensable
Avant de se lancer, il est essentiel de bien comprendre le marché du vélo. Si vous lisez régulièrement nos articles, vous le savez déjà : celui-ci se porte bien. Il a connu une croissance importante, particulièrement avec l’essor du vélo électrique, qui a séduit un large public, notamment les usagers urbains. En France, mais aussi dans d’autres pays européens, les ventes de vélos électriques et traditionnels ont bondi. Le vélo n’est plus seulement un loisir, mais un véritable moyen de transport du quotidien, surtout dans les grandes agglomérations où les infrastructures cyclables se développent. Le vélo est en effet une alternative très intéressante à la voiture puisqu’il est plus économique, plus écologique, et permet d’éviter des heures de recherches désespérées pour se garer…!
Ainsi, le marché est varié. On trouve les vélos traditionnels, les vélos électriques, les vélos cargo (appréciés par les familles et les professionnels de la livraison), les vélos de route pour les sportifs, sans oublier les accessoires et équipements. Cette diversité peut vous permettre de choisir une niche spécifique dans laquelle vous positionner et d’adapter votre offre aux besoins locaux. Quels sont ces derniers ? Quel type de demande pouvez-vous identifier ? Comment pouvez-vous y répondre de façon optimale ?
Proposer le bon produit, au bon moment, et au bon endroit !
Trouver le bon équilibre entre les attentes de vos clients et votre offre est le principe fondateur du marketing. Cela s’appelle aussi trouver sa niche : trouver le produit et ou le service qui vous rendra unique et distinguable. Vous devez choisir votre cheval de bataille. Il est vrai que la diversification peut sembler une bonne idée, mais vous ne pouvez pas disperser vos efforts, du moins au début. C’est un gros risque ! Il vaut mieux consolider votre identité de marque en proposant un service original qui vous rendra facilement reconnaissable. Pour cela, puisez dans ce que vous aimez et ce que vous utilisez : des vélos vintages ? Des vélos électriques haut de gamme ? Des vélos cargo pour emmener vos enfants à l’école ? Laissez votre créativité travailler.
Une fois cette première étape passée, il est important que votre offre réponde à un besoin local (ou national) en fonction de l’échelle que vous visez. Vous vous en doutez, le plus superbe des vélos de montagne trouvera difficilement preneur en Belgique ! Si vous êtes situé en zone urbaine, vous pouvez chercher des vélos de ville spécifiques, pensez à des services de réparation particuliers… À la campagne ou dans des zones touristiques, pourquoi ne pas réfléchir à un service de location de vélo, pour le tourisme ou les promenades ?

Une bonne analyse du marché du vélo : un outil indispensable
Quel sera votre modèle économique ?
La structure de votre activité vous permettra de déterminer votre modèle économique. Vente de vélos neufs ou d’occasion, réparation, entretien, location, services de formation, vente d’accessoires… En fonction de cela, vous pourrez aussi déterminer et imaginer le fonctionnement de votre activité : avec ou sans local, avec ou sans personnel… C’est le moment de rêver, mais en gardant les pieds sur Terre !
Les démarches administratives et juridiques, ce qu’il faut savoir
Le statut juridique, une étape importante pour tous les entrepreneurs
Le statut juridique vous permet notamment de savoir quelle sera la fiscalité de votre entreprise. On peut tout d’abord citer le statut d’auto-entrepreneur, très populaire depuis quelques années. Celui-ci a en effet été grandement encouragé par l’État et comprend de nombreux avantages. Il permet en effet de démarrer petit, avec des démarches simplifiées… ce qui est idéal pour les phobiques administratifs ! Si vous souhaitez vous lancer dans un service de réparation à domicile ou bien simplement commencer par louer des vélos à petite échelle, ce statut est tout indiqué. En tant qu’auto-entrepreneur, vous jouissez d’un régime fiscal et social simplifié. Cela étant dit, le chiffre d’affaires est plafonné, ce qui veut dire qu’il faudra envisager un changement de régime si votre activité croît promptement, ce qui est tout le mal que nous vous souhaitons.
Autre statut juridique très prisé : la SARL, société à responsabilité limitée. Ce statut convient très bien aux entrepreneurs qui souhaitent une structure fixe et sécurisante. La SARL permet d’avoir plusieurs associés et de séparer les biens personnels des risques de l’entreprise. Ce statut juridique est souvent choisi pour ouvrir une boutique de vente ou de location de vélo avec plusieurs salariés. Ainsi, si vous souhaitez ouvrir une boutique, seul ou à plusieurs, n’hésitez pas à vous pencher sur ce statut juridique !
Enfin, on parle aussi souvent de la SAS, société par actions simplifiées. Ce statut est plus souple que la SARL, notamment pour tout ce qui concerne la gestion et la répartition des parts sociales. Elle est adaptée aux entreprises qui prévoient une forte croissance et sera ouverte aux investisseurs extérieurs. De plus, au sein d’une SAS, le dirigeant bénéficie d’une bonne protection sociale.
Le choix du statut dépendra de vos ambitions à court et long terme. Si vous souhaitez démarrer seul et tester votre projet, l’auto-entreprise peut suffire. Si, au contraire, vous envisagez un projet à plus grande échelle, avec des employés ou des investisseurs, la SARL ou la SAS seront plus appropriées. N’hésitez pas à vous adresser à un professionnel de la question pour être accompagné au mieux.
Les formalités de création, seul ou en étant accompagné
Une fois votre choix arrêté, vous devrez poursuivre les démarches pour créer votre entreprise. Parmi les principales étapes, on retrouve notamment la rédaction des statuts, l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS), l’enregistrement auprès des organismes sociaux et fiscaux, l’obtention de licence et d’autorisation… Pensez également à assurer votre activité en fonction de la nature de celle-ci. Il faut non seulement vous protéger mais aussi votre matériel, vos employés, votre local, vos clients…

Seul ou en étant accompagné pour créer votre futur entreprise de vélo ?
Bien connaître votre secteur
Nous venons de parler des démarches globales, s’appliquant à toutes les entreprises, mais il est aussi important de regarder en détail ce qui est attendu lorsque l’on parle du secteur du vélo. Penser notamment aux réglementations spécifiques en matière de sécurité et de respect de l’environnement. Cela concerne les vélos électriques comme classiques dans leur fabrication et leur vente. Pour les vélos électriques, pensez notamment aux critères de sécurité concernant les moteurs et les batteries. La vitesse maximale ne doit pas dépasser les 25 kilomètres à l’heure et il est important de fournir un casque et tout le matériel nécessaire à vos clients dans le cadre d’une location. Une assurance responsabilité civile professionnelle sera certainement nécessaire : celle-ci protège votre entreprise en cas de dommage causé à vos clients ou à leurs biens, ce qui est particulièrement utile pour une activité de réparation.
Se financer… ou bien être financé !
Démarrer une entreprise nécessite forcément un investissement financier. Celui-ci peut être important comme minime en fonction de la nature de votre activité et du statut choisi. En fonction de ces paramètres, il vous faudra acheter du matériel, aménager le local, mettre en route votre communication, régler les frais administratifs… Ces dépenses sont à anticiper afin de ne pas être mis en difficulté.
Les possibilités pour financer votre entreprise
Vous pouvez tout à fait utiliser vos économies personnelles pour vous lancer dans votre activité. En fonction de la somme nécessaire, il est possible de faire appel à un prêt bancaire. Cette option nécessitera un business plan solide afin de convaincre votre banquier que votre activité sera pérenne. Si l’on peut ergoter sur l’adage « on ne prête qu’aux riches », on ne peut contester qu’on ne prête qu’aux gens convaincants !
Autre possibilité, le microcrédit proposé par exemple par l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique). Vous pouvez également vous tourner vers des aides publiques de l’État ou des subventions ; il en existe à l’échelle nationale comme régionale. Prenez le temps de vous renseigner sur celles-ci afin de ne pas passer à côté d’une aide bienvenue ! Enfin, le crowdfunding est à la mode depuis quelques années. De quoi bien vous préparer pour lancer votre activité !

Comment fiancer votre futur entreprise dans le secteur du vélo ?



















